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Ce blog est dédié aux femmes qui souhaitent trouver le fil à tisser leur projet professionnel

mardi 27 octobre 2009

S’affirmer au féminin Redéfinition du masculin/féminin

Ce mois-ci avait lieu la première table ronde réunissant les leaders de quelques grands réseaux féminin autour du thème : « Réseaux de femme, le nouveau pouvoir ? » Les femmes à la tribune étaient non des féministes, mais des militantes contribuant à faire évoluer la place des femmes dans nos sociétés du XXIème siècle, défendant leurs libertés, des plus anecdotiques (liberté de fumer le cigare en public sans attirer des regards critique ) aux plus fondamentales (lutte contre la précarité les violences faites aux femmes).
Dans la salle… 99.99% de femmes. Etrange sensation… Il faut tirer son chapeau à ces femmes pour les combats qu’elles mènent, leur courage, leur détermination.Un double constat cependant pose question : les réseaux professionnels représentés ne réunissaient que des cadres, et pour la plupart, uniquement des femmes. Oui, il faut briser le plafond de verre qui empêche l’accès des femmes aux postes de direction ; et oui, la constitution de réseaux exclusivement féminins est sans doute nécessaire à la libération de la parole, à la prise de conscience d’une identité féminine propre… dans certains cas, bien spécifiques. Car ne risquons-nous pas, sous prétexte de lutter contre la discrimination, de créer une autre forme d’exclusion, en nous privant des échanges avec… des hommes ?
Et si le vrai débat était ailleurs ? Si ce combat n’opposait pas les femmes seules à une culture d’entreprise machiste mais plus globalement des hommes et des femmes également décidés à refuser une vision de l’entreprise centrée sur la domination, l’exclusion et la compétition ?Le modèle économique dominant prône encore un langage guerrier mais passéiste : conquête, lutte, front économique, etc.
En ces temps de crise et de mondialisation, la guerre économique n’est pas un vain mot, mais faut-il la mener comme une guerre de tranchée, en sacrifiant des « ressources humaines » comptabilisées comme des « FTE »(1) ou comme une guerre stratégique, en misant sur les potentiels et les synergies d’hommes et de femmes compétents ?Il fut un temps où les hommes partaient au bureau la fleur au fusil, prêts à tout sacrifier à leur carrière. Ce n’est plus vrai pour les nouvelles générations, et de plus en plus d’hommes aspirent eux aussi à trouver un nouvel équilibre entre une vie professionnelle et vie privée.
C’est une véritable redéfinition du masculin et du féminin que nous sommes en train de vivre. Et elle passera par l’affirmation de chacun dans son identité propre, envers et contre toutes les pressions économiques et sociales.
(1) : Full Time Equivalent, ou « équivalent temps plein "

jeudi 1 octobre 2009

L'affirmation de soi au feminin, un cadeau pour soi


Voici un extrait de l'article écrit par Maryse Hania et paru ce mois-ci dans L'On Top (rubrique : "Ne ratez pas le coach")

Issue du cocon et produit par la chenille, la soie est un tissu précieux. Tout comme l’est la construction de votre moi, le « soi ». Prendre conscience de son intelligence créatrice pour la libérer, faire les choix qui seront les vôtres, vous feront gagner non seulement en crédibilité mais aussi en sérénité. Parce que la cohérence personnelle renforce le charisme professionnel. Commencer à emprunter la « Route de Soi » Ó aujourd’hui, c’est investir pour votre bien-être et trouver les fils de votre réussite.

L’affirmation de soi, une forte demande des femmes

L'affirmation de soi est un défi majeur chez la plupart des femmes. Lors des demandes d'accompagnement (coaching, bilan de compétences), j’ai observé que les managers femmes ont plutôt des demandes telles que "comment m'affirmer" ou "comment avoir confiance en moi", alors que les hommes n'en expriment pas directement la demande. Ils disent plutôt : « comment motiver une équipe ?», « comment faire exécuter mes décisions ? »… Nous avons appris tout jeune à lire et à écrire mais nous n'avons pas appris à interpréter ces formes de communication dans toutes leurs dimensions personnelles et culturelles, en bref à dénouer ces « fils ».

Pourquoi cette demande montante autour de l’affirmation de soi ?

Le mode de fonctionnement très hiérarchisé des années 1950-1990 a fait place à un monde flexible où les projets multiservices au sein (et entre) des entreprise et la montée en compétences à tous niveaux, requièrent plus d'écoute et d'attention dans le management. Les valeurs montantes sont "l'empathie, l'adaptabilité, l'altruisme, la loyauté, la compassion ".
Or, 49% des femmes trouvent qu'elles ont du mal à exprimer leur leadership alors même que des qualités dites féminines sont privilégiées dans les formes actuelles d’organisation. Lors de nos séminaires, elles l’expriment sous des formes telles que « Comprendre pourquoi je n’arrive pas à me projeter dans une carrière», « savoir mettre en valeur mes compétences », « progresser dans l'art de dire non », …

L'hypothèse qui sous-tend mon approche : la « Femme », outre son histoire personnelle, se voit imposer des rôles et des comportements qu'elle doit adopter pour répondre à l'attente de sa famille, de ses amis de son groupe social ou culturel, pour rester en accord et limiter le stress d’être différente. Les stratégies des parents en termes d'éducation, l'école et les lieux sociaux encouragent ce processus. Cette pression est non consciente, et passe par des croyances limitantes telles que « il faut choisir : élever ses enfants ou travailler », «Seuls les hommes peuvent gérer les choses importantes » …

Cela s’est traduit, au niveau professionnel, par des ambitions féminines bridées par une conscience aigue des freins (difficultés à se projeter dans la réussite, une ambition moindre), de l' «opt-out » (décision volontaire de suspendre sa carrière) et en résultante, des femmes sous-représentées aux postes clés dans l'entreprise. Toutes les études que j’ai pu lire convergent pour montrer que pendant que les hommes se forgent un avenir, les femmes mènent une double carrière professionnelle et familiale.

L'affirmation de soi au féminin sur L'On Top

L'On Top, la revue sur le succès au féminin (www.l-ontop.com) vient de publier un interview sur l'affirmation de soi au féminin vue par Maryse Hania.

lundi 24 août 2009

Et si le leadership, c'était autre chose ?

A une époque dite "moderne" où les rôles sociaux sont de plus en plus partagés, où hommes et femmes en sont à rechercher une identité totalement bouleversée par les mouvements sociaux qui courent depuis l’après-guerre, deux mondes semblent évoluer en parallèle et en totale contradiction : la sphère privée d’une part, la sphère professionnelle de l’autre.
Dans la vie privée, la cellule familiale a vu apparaître un nouveau style de parentalité et une division du travail totalement inédite jusqu’alors. Le nouveau père, "homo modernicus", a désormais sa place dans certaines publicités où l’on voit des hommes se préoccuper de lessive, de ménage, de courses et d’enfants en bas âge, des tâches longtemps considérées comme le domaine réservé des « mamas ».

Il est frappant de constater que dès que l’on passe dans le domaine de la vie professionnelle, cette image s’estompe rapidement. En entreprise comme dans la vie politique, il n’est plus question de lien, mais de compétition. L'image projetée par les médias est celle d'un homme fort, sûr de lui, mâchoires serrées, convictions affichées ; il impose sa loi et sa volonté à son entourage. Il ne demande pas, il exige. Il ne respecte pas, il se fait respecter. Il est viril, son image est utilisée pour des produits plus érotisés - parfum, raseoir, déodorants. C'est un battant, un fonceur qui montre la voie et comme par magie, il est généralement suivi. Mais par qui ? Et pourquoi ? S’agit-il de charisme ou de totalitarisme ?

C’est ainsi que l’on confond parfois le chef et le leader. Le chef, c’est le mâle dominant vers qui toute la tribu se tourne en cas d’attaque ou de panique. C’est celui qui va décider, seul. Au risque de prendre la mauvaise décision. Parce que personne n’osera le contredire, ou le conseiller. Rappelez vous cet autocollant qui faisait fureur il y a quelques années : « Le chef a raison, Le chef a toujours raison, On entre dans le bureau du chef avec ses idées, on en sort avec les idées du chef… »

Et si le leadership, c’était autre chose ?

Et si le leadership consistait justement à reconnaître ses propres limites, ses faiblesses et à savoir s’entourer des compétences nécessaires pour mieux avancer ? Le leader, c’est un homme ou une femme qui sait rester en lien avec son équipe, s’appuyer sur elle et lui faire confiance. Il/elle connaît ses forces et ses faiblesses, sait maîtriser ses émotions mais aussi les exprimer et accueillir celles des autres sans jugement de valeur. C’est pourquoi hommes et femmes peuvent assumer des fonctions de leadership. Et faire le pari d'extirper les relations sociales du vieux schéma dominant/dominé cher à Darwin. L’homme a développé un cerveau complémentaire au cerveau limbique des mammifères ; il s’appelle le cortex. Il serait peut-être temps de nous en apercevoir.

dimanche 26 juillet 2009

L’été est là, c’est le moment de penser à …


L’été arrive, et avec lui les bons conseils des magazines qui se chargent de nous indiquer la marche à suivre : voici revenu le temps des « je perds 10 kilos en trois jours sans efforts pour ne pas avoir l’air d’un boudin sur la plage », des publicités pour les crèmes solaires, des photos de grandes filles bronzées en bikini auxquelles nous devrions ressembler si nous appliquons à la lettre les recommandations de publi-articles qui ne portent pas toujours leur nom…

Et si vous n’aviez pas envie de leur ressembler, à ces grands blondes dont les jambes n’en finissent pas (d’ailleurs, ça doit être bien long à épiler, tout ça…) ?

Si vous aviez juste envie d’être-vous-même, enfin, sans chercher à ressembler à tous ces modèles qu’on nous exhibe à longueur de journée : la ministre super-pro qui saute de son lit de jeune accouchée après trois jours de coupable oisiveté ; les actrices qui cherchent à échapper à leur âge à grands coups de bistouris ; ou encore ces femmes surréalistes créées par des publicités où l’on nous vante simultanément, mais en plusieurs plans et pour cause, un visage, une main et un buste si parfaits qu’ils appartiennent en réalité à trois comédiennes différentes…

Et si nous cherchions à ressembler non pas à toutes ces autres, mais à nous-mêmes ?

Si nous apprenions à mieux nous connaître, à nous accepter, à lâcher prise sur ce que nous ne pourrons jamais changer… pour nous attaquer enfin à ce qui vaudrait la peiner de l’être ?

La trêve estivale est une bonne occasion de vous poser un peu pour penser, enfin, un peu, à vous. Qui êtes-vous ? Comment vivez-vous vos différents rôles : mère, fille, sœur, compagne ou épouse, amante, professionnelle, artiste, femme au foyer incluant cuisinière, logisticienne, responsable du budget familial… ? Avez-vous déjà réfléchi au temps que vous consacrez à chacun de vos « moi » ? Est-ce un choix conscient, ou vous êtes-vous laissée porter par la vie ? Est-ce que cet équilibre vous convient ? Si non, comment atteindre un nouvel équilibre qui vous conviendrait davantage, à vous, et à vous spécifiquement ? Quelles sont vos priorités à six mois, à trois ans ? Comment voyez-vous votre vie dans dix ans ?

Le sentiment d’insatisfaction que nous éprouvons parfois est souvent lié à la sensation de ne pas maîtriser notre vie. Choisir en conscience la façon dont nous la menons est le plus beau cadeau que nous puissions faire à nous-mêmes… et à nos proches. Cet été, prenez rendez-vous avec vous-même. Et conservez cette bonne habitude à la rentrée… Par exemple en venant nous rencontrer !

dimanche 31 mai 2009

Qu’attendez-vous pour laisser libre cours à vos qualités ?


La période actuelle est favorable au déploiement des qualités féminines ! La créativité féminine est longtemps restée captive*. Dans le même temps, la société a poussé les femmes à devenir « masculines » et à perdre leur capacité à prendre du recul. Aucune œuvre féminine ne semble pouvoir jaillir dans le tumulte et l’agitation.

Sans la « renaissance » de cette prise de recul, les femmes risquent d’y perdre leur identité.
Elles ont à passer de la femme « naïve « à celle « avisée » et à fixer les limites que leur entourage ne doit pas dépasser.

Il leur est nécessaire de se démarquer du mode créatif habituel ….et trouver l’essence de leur réalisation.

Les ateliers dédiés aux femmes que j’anime répondent aux moments de calme et d’introspection dont elles ont besoin pour être connectées directement à elles-mêmes et se « décrocher » des critères sociaux…

Voici quelques-unes de leurs demandes :
. « Me faire plus confiance »
. « Prendre ma place dans l’entreprise »
. « Oser me réaliser »
. « j’ai perdu la confiance que j’avais en moi après mon congé de maternité »
. « je ne sais pas dire « non » et je suis épuisée »

* »Femmes qui se réinventent » de Monique Grande
Image extraite du site http://www.rodach.fr/

mardi 7 avril 2009

Estime de Soi, Confiance en Soi, Affirmation de Soi… ????

Vous connaissez ces mots, mais ont-ils bien le sens que vous leur prêtez ? Comme leur sens a varié dans le temps, il y a de quoi y perdre son latin Voici quelques définitions pour y voir clair.

L’estime de soi : elle est le résultat du regard qu’une personne porte sur elle-même, sur son apparence physique, sur ses compétences, sur ses réussites personnelles et professionnelles, sur la richesse de sa vie affective. L’estime de soi est le résultat d’un équilibre entre toutes ces composantes. Si nos propres valeurs ne sont pas respectées, nous la fragilisons. Chaque fois que nos comportements sont cohérents avec nos valeurs, nous renforçons l’estime de soi.

La confiance en soi : elle existe dans l’esprit de la personne, qui a un pressentiment réaliste et ponctuelle de ses ressources pour faire face à une situation spécifique.

L'une ne va pas forcément avec l'autre : vous pouvez avoir confiance en vous et avoir une mauvaise estime de vous-même. De même, une bonne estime de soi est incompatible avec le fait de vouloir « dominer » les gens par exemple.

L’affirmation de soi : c’est la capacité de prendre sa place avec bienveillance et fermeté au milieu des autres, de savoir dire « oui » et « non » clairement. C’est aussi savoir demander et recevoir. Savoir dire « non » parfois, c’est dire « oui » à soi. Testez-le ! En tant que femme nous faisons souvent passer les besoins des autres avant les nôtres !

Attention à ne pas confondre affirmation de soi et agressivité. User de la persuasion et de la pression n’est pas s’affirmer.

Pour terminer, laissons la parole à Jean-Paul (Sartre) : « L’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu’on a fait de nous »